Mexico Valdez

Est un salaud ! Et alors ?

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mardi 23 janvier 2007

Christophe

J'avais rencontré Christophe à la soirée d'anniversaire de Nadia.
Ce qui nous avait rapproché de prime abord, mis à part notre amitié avec Nadia, c'est le fait d'être des hommes.
Nadia était lesbienne et bien qu'elle ne le cache pas, elle ne l'affichait pas non plus ostensiblement. Elle n'était pas de ces gouines militantes pour qui leur sexualité devenaient un combat politique (de gauche sectaire bien sur).

J'avais été invité par sa compagne Carmen qui m'accueillis joyeusement quand j'arrivais au local.

Elle me présenta rapidement à l'assistance et il me fallut quelques minutes pour me rendre compte j'étais le seul garçon.

Prenant la chose avec philosophie je décidais de consacrer ma soirée à la boisson, la conversation et toute substance euphorisante qui passeraient à portée.

J'étais déjà bien déchiré quant Christophe arrivât.
Notre singularité dans un tel environnement nous poussa à engager la conversation.

Dans un cas comme ça on commence par raconter ce qu'on a fait dans sa vie et c'est comme ça que Christophe me parla de sa carrière automobile.
Il avait été dans les années 70 un pilote de Kart puis de F3 prometteur. Il avait même participé aux 24 H du man. Après ça il avait vécu la folle aventure des boutiques de micro-informatique au moment ou les entreprises s'étaient mises à acheter massivement des PC. Moi j'avais été fan de sports mécanique et j'avais comme lui été dans l'informatique. Nous étions tous les deux divorcés et empêchés de voir nos enfants.

Comme Montaigne et la Boétie, nous nous reconnaissions sans nous connaitre.

Nous passâme le reste de la soirée parler de nos souvenirs d'anciens combatants, a picoler et a rire comme des abrutis aux vannes de l'assistance.

A un moment Marie-Laure, une sympathique skinhead ex-bouddhiste, lançât même un retentissant, "Hé les filles, on n'a vraiment pas de chance on a que deux mec et on les a rendus PD" qui déclanchât un grand éclat de rire.

vendredi 12 janvier 2007

La premiére fois

On a tous commencés un jour...

C'était au début des années 2000, à cette époque le gentil garçon allais mal.
Sa femme l'avait quitté, il avait perdu son boulot.
Il buvait sec et traînais avec des gens pas recommandables.

Ses nouveaux amis le connaissais sous le nom de Mexico Valdez. Pourquoi ce nom, je ne sais pas probablement pour se fuir ou pour être un autre.

A cette époque, je traînais dans les bistrots à Marseille. L'alcool et le shit me tenaient lieu de pensée.

Je m'étais lié avec Christophe, un gentil gars, quelqu'un de bien. Un seul défaut aux yeux des honnêtes gens ; son père avait été un des parrains de Marseille dans les années 70.

L'ivresse m'aidais à oublier que j'étais encore vivant.

Un soir ou nous devions aller voir un concert de Barrio Chino, je trouvais Christophe amoché la gueule en sang sur le trottoir devant chez lui.

Après que je l'ai amené chez lui il m'expliqua que c'était une mauvaise embrouille avec le turc. Le turc c'était notre dealer, comme il fournissait le fils d'une légende ses chevilles avaient enflé et il se prenait pour un caïd.
Après 3 whisky et 2 joints, je décidais que les choses ne pouvaient pas se passer comme ça.
Chris m'avait montré où il planquait les armes de son pére. J'allais a la cache et je pris un beretta, j'avais appris à m'en servir à l'armée et j'étais certain de savoir l'utiliser.

Le turc passais ses début de soirée dans un kebab de la place Jean Jaures. Il était assis au fond de la salle à sa place habituelle, juste en face de la télé qui passait Al-Jazira.
Je me souviens bien de son sourire crétin et suffisant en me reconnaissant.
Le reste est comme dans un rêve.
Je me vois l'approcher, je suis à 2 métres de lui. Je sors de ma poche ma main avec le flingue au bout.
Je m'entens dire "Le patron c'est Christophe, pas toi connard !".
Puis sa tête explose. Je vois les choses au ralenti. Une tâche d'une bouillie gris rose apparais sur le carrelage du mur. Il n'a plus d'oeil droit, ni de front d'ailleurs.
Je fais demi tours, le patron derrière son comptoir me regarde hagard. Il me connait bien, je mange chez lui un midi sur deux.
Je m'entens lui dire "tu ne me connais pas" et je sors.
Dehors l'air plus frais bat mon visage. Je marche dans la rue et je me sens bien. Je me sens bien, je ne me suis pas sentis aussi bien depuis des années.
Je réalise que je viens de tuer, mais je m'en sens soulagé.

Je rentre chez Christophe, mon flingue à la main. Il dort sur le canapé. J'allume la télé et je me roule un joint.

Bonne journée tout compte fait.

mardi 2 janvier 2007

Mexico Valdez Entre en scéne

Et c'est comme ça.

J'ai un autre blog, celui du gentil garçon.

Mexico Valdez c'est aussi moi en sombre. Je ne vous parlerais pas de l'autre crétin car vraiment parfois il m'emmerde avec sa gentillesse.

"Et dit bonjour a la dame," et "ne met pas tes doigts dans ton nez" etc..

CONNARD,

Tu les laisses te bouffer.

Alors ici les régles sont simples. Je fais ce que je veux et je t'emmerde.