On a tous commencés un jour...

C'était au début des années 2000, à cette époque le gentil garçon allais mal.
Sa femme l'avait quitté, il avait perdu son boulot.
Il buvait sec et traînais avec des gens pas recommandables.

Ses nouveaux amis le connaissais sous le nom de Mexico Valdez. Pourquoi ce nom, je ne sais pas probablement pour se fuir ou pour être un autre.

A cette époque, je traînais dans les bistrots à Marseille. L'alcool et le shit me tenaient lieu de pensée.

Je m'étais lié avec Christophe, un gentil gars, quelqu'un de bien. Un seul défaut aux yeux des honnêtes gens ; son père avait été un des parrains de Marseille dans les années 70.

L'ivresse m'aidais à oublier que j'étais encore vivant.

Un soir ou nous devions aller voir un concert de Barrio Chino, je trouvais Christophe amoché la gueule en sang sur le trottoir devant chez lui.

Après que je l'ai amené chez lui il m'expliqua que c'était une mauvaise embrouille avec le turc. Le turc c'était notre dealer, comme il fournissait le fils d'une légende ses chevilles avaient enflé et il se prenait pour un caïd.
Après 3 whisky et 2 joints, je décidais que les choses ne pouvaient pas se passer comme ça.
Chris m'avait montré où il planquait les armes de son pére. J'allais a la cache et je pris un beretta, j'avais appris à m'en servir à l'armée et j'étais certain de savoir l'utiliser.

Le turc passais ses début de soirée dans un kebab de la place Jean Jaures. Il était assis au fond de la salle à sa place habituelle, juste en face de la télé qui passait Al-Jazira.
Je me souviens bien de son sourire crétin et suffisant en me reconnaissant.
Le reste est comme dans un rêve.
Je me vois l'approcher, je suis à 2 métres de lui. Je sors de ma poche ma main avec le flingue au bout.
Je m'entens dire "Le patron c'est Christophe, pas toi connard !".
Puis sa tête explose. Je vois les choses au ralenti. Une tâche d'une bouillie gris rose apparais sur le carrelage du mur. Il n'a plus d'oeil droit, ni de front d'ailleurs.
Je fais demi tours, le patron derrière son comptoir me regarde hagard. Il me connait bien, je mange chez lui un midi sur deux.
Je m'entens lui dire "tu ne me connais pas" et je sors.
Dehors l'air plus frais bat mon visage. Je marche dans la rue et je me sens bien. Je me sens bien, je ne me suis pas sentis aussi bien depuis des années.
Je réalise que je viens de tuer, mais je m'en sens soulagé.

Je rentre chez Christophe, mon flingue à la main. Il dort sur le canapé. J'allume la télé et je me roule un joint.

Bonne journée tout compte fait.