J'avais rencontré Christophe à la soirée d'anniversaire de Nadia.
Ce qui nous avait rapproché de prime abord, mis à part notre amitié avec Nadia, c'est le fait d'être des hommes.
Nadia était lesbienne et bien qu'elle ne le cache pas, elle ne l'affichait pas non plus ostensiblement. Elle n'était pas de ces gouines militantes pour qui leur sexualité devenaient un combat politique (de gauche sectaire bien sur).

J'avais été invité par sa compagne Carmen qui m'accueillis joyeusement quand j'arrivais au local.

Elle me présenta rapidement à l'assistance et il me fallut quelques minutes pour me rendre compte j'étais le seul garçon.

Prenant la chose avec philosophie je décidais de consacrer ma soirée à la boisson, la conversation et toute substance euphorisante qui passeraient à portée.

J'étais déjà bien déchiré quant Christophe arrivât.
Notre singularité dans un tel environnement nous poussa à engager la conversation.

Dans un cas comme ça on commence par raconter ce qu'on a fait dans sa vie et c'est comme ça que Christophe me parla de sa carrière automobile.
Il avait été dans les années 70 un pilote de Kart puis de F3 prometteur. Il avait même participé aux 24 H du man. Après ça il avait vécu la folle aventure des boutiques de micro-informatique au moment ou les entreprises s'étaient mises à acheter massivement des PC. Moi j'avais été fan de sports mécanique et j'avais comme lui été dans l'informatique. Nous étions tous les deux divorcés et empêchés de voir nos enfants.

Comme Montaigne et la Boétie, nous nous reconnaissions sans nous connaitre.

Nous passâme le reste de la soirée parler de nos souvenirs d'anciens combatants, a picoler et a rire comme des abrutis aux vannes de l'assistance.

A un moment Marie-Laure, une sympathique skinhead ex-bouddhiste, lançât même un retentissant, "Hé les filles, on n'a vraiment pas de chance on a que deux mec et on les a rendus PD" qui déclanchât un grand éclat de rire.